Donc...
Sophie est embauchée depuis le 1er octobre (si, si...) à l'université Stanford en tant que post doc.
Un des détails qui ont enthousiasmé Sophie par rapport à son futur poste est le bâtiment : Le Clark center. C'est un bâtiment qui a été conçu pour encourager les rencontres (non, pas à la meetic!). Il est organisé autour d'un espace central (exterieur) et les couloirs sont remplacés par les coursives et les escaliers. Même le réfectoire, avec ses grandes tables encourage la sociabilisation du chercheur.



Autre détail : Les paillasses des labos sont suspendues à un système de chaines et de rails, permettant apparemment une grande modularité de l'espace de travail... et j'imagine aussi quelques blagounettes désopilantes : Imaginez un chercheur arrivant le matin et s'exclamant "where the fuck is my fucking desk?" pendant que Sophie essaie en vain de se retenir de rigoler...
Mais surtout, ce qui a plu à Sophie, c'est que là bas, il y a une grande collaboration interdisciplinaire qui permet entre autres de créer les outils dont ils ont besoin, plutôt que juste utiliser ce qui existe dejà.
En décembre dernier, nous sommes allés à San Francisco : Sophie avait un oral à l'ASH, LE congrès international de l'hématologie. Elle en a profité pour passer deux entretiens d'embauche. Je crois qu'on peut dire que le premier ne s'est pas très bien passé. Quand Sophie est revenue à l'appartement, elle était complètement déprimée et se demandait si c'était bien la peine de continuer la recherche. En gros, on lui avait dit : "Ok, viens, tu peux t'installer dans un coin mais débrouille-toi pour trouver un financement et un sujet". Pour le second entretien, nous avons loué une voiture pour aller jusqu'à Stanford. J'ai déposé Sophie et suis allé faire un tour à PDI voir Jerôme (Platteaux, ancien de Buf). Je m'attendais à la récupérer dans le même état que lors du précédent entretien mais non : Je l'ai retrouvée avec des étincelles dans les yeux, super enthousiaste et embauchée! Ce que je retiens surtout de ce qu'elle m'a dit (j'allais pas tout écouter, faut pas déconner!) c'est : "C'est trop bien! Ici, ils FONT la recherche! C'est trop bien!".
Sinon, quelques mots sur Stanford : L'université est l'une des 3 meilleures universités américaines et même du Monde si l'on en croit l'article Wikipedia. Le campus a trop la classe, plein de verdure et tout et tout, et surtout on pourra avoir des sweat-shirts avec marqué STANFORD dessus, comme au cinéma!!!
Sophie est embauchée depuis le 1er octobre (si, si...) à l'université Stanford en tant que post doc.
Un des détails qui ont enthousiasmé Sophie par rapport à son futur poste est le bâtiment : Le Clark center. C'est un bâtiment qui a été conçu pour encourager les rencontres (non, pas à la meetic!). Il est organisé autour d'un espace central (exterieur) et les couloirs sont remplacés par les coursives et les escaliers. Même le réfectoire, avec ses grandes tables encourage la sociabilisation du chercheur.



Autre détail : Les paillasses des labos sont suspendues à un système de chaines et de rails, permettant apparemment une grande modularité de l'espace de travail... et j'imagine aussi quelques blagounettes désopilantes : Imaginez un chercheur arrivant le matin et s'exclamant "where the fuck is my fucking desk?" pendant que Sophie essaie en vain de se retenir de rigoler...
Mais surtout, ce qui a plu à Sophie, c'est que là bas, il y a une grande collaboration interdisciplinaire qui permet entre autres de créer les outils dont ils ont besoin, plutôt que juste utiliser ce qui existe dejà.
En décembre dernier, nous sommes allés à San Francisco : Sophie avait un oral à l'ASH, LE congrès international de l'hématologie. Elle en a profité pour passer deux entretiens d'embauche. Je crois qu'on peut dire que le premier ne s'est pas très bien passé. Quand Sophie est revenue à l'appartement, elle était complètement déprimée et se demandait si c'était bien la peine de continuer la recherche. En gros, on lui avait dit : "Ok, viens, tu peux t'installer dans un coin mais débrouille-toi pour trouver un financement et un sujet". Pour le second entretien, nous avons loué une voiture pour aller jusqu'à Stanford. J'ai déposé Sophie et suis allé faire un tour à PDI voir Jerôme (Platteaux, ancien de Buf). Je m'attendais à la récupérer dans le même état que lors du précédent entretien mais non : Je l'ai retrouvée avec des étincelles dans les yeux, super enthousiaste et embauchée! Ce que je retiens surtout de ce qu'elle m'a dit (j'allais pas tout écouter, faut pas déconner!) c'est : "C'est trop bien! Ici, ils FONT la recherche! C'est trop bien!".
Sinon, quelques mots sur Stanford : L'université est l'une des 3 meilleures universités américaines et même du Monde si l'on en croit l'article Wikipedia. Le campus a trop la classe, plein de verdure et tout et tout, et surtout on pourra avoir des sweat-shirts avec marqué STANFORD dessus, comme au cinéma!!!
Je préviens : ça va être long. Parce que je viens de perdre quelques certitudes.
RépondreSupprimerJe croyais que Sophie était chercheuse en BIOLOGIE. Et bien il semblerait que pas du tout!
Son engouement pour Standford tiendrait à des tables plus ou moins tournantes qui disparaissent au plafond, à la possibilité de bidouiller des outils nouveaux avec des copains rigolos, aux espaces verts où elle pourra rouler sur son petit vélo avec les dits copains, eux aussi censés être des chercheurs en BIOLOGIE et au "sentiment d'appartenance" à un club que lui donnera le tee-shirt publicitaire marqué STANFORD (Antoine aussi mais, lui, l'appartenance sera usurpée et je ne suis pas sure qu'il existe un tee-shirt marqué PDI... Quoique, si, certainement).
Bon. Donc finalement Sophie est au choix :
- chercheuse en design d'espaces de travail et je lui souhaite beaucoup de réussites dans ce paradis de la déco fonctionnelle que semble être Standford.
- une infiltrée chercheuse en psycho-sociologie de l'Ecole de Palo Alto d'à coté venue étudier l'influence de l'environnement sur le patient ... heu... sur le travailleur, pardon.
Cette seconde hypothèse me semble d'ailleurs plus probable parce que l'Ecole de Palo Alto a piqué quelques termes aux chercheurs des sciences "dures" comme "homéostasie" et "cybernétique".
Donc le camouflage de Sophie en chercheuse en BIOLOGIE est parfait : elle a le même langage que ces dingues de chercheurs de Palo Alto. Bravo !
Et je préfère d'ailleurs ! Parce qu'au lieu de martyriser de pauvres souris paniquées, les chercheurs de Palo Alto font plein d'expériences rigolottes sur des humains. Par exemple mettre face à face en entretien deux psychologues à qui on a dit que l'autre était un fou qu'il fallait soigner.
Pour plus de détails sur ces joyeux drilles voir http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Palo-Alto#La_notion_d.27interaction c'est juste à coté de Stanford, comme par hasard...
Mon chouchou à Palo Alto c'est Paul Watzlawick qui a écrit "Faites vous-mêmes votre malheur", un livre que j'ai du recommander en son temps à Antoine (... je cherche désesperement les crochets pour mettre "mode atrabilaire ON", j'te jure Sophie que je ne les trouve pas), livre recommandé à Antoine, donc, qui n'a pas suivi les instructions et du coup a épousé Sophie et du coup est heureux (Bon : crochet OFF).
En tous cas je suis très heureuse de ce changement d'optique chez Sophie : j'avais un peu de mal à suivre quand il s'agissait de cellules, de bactéries et autres mini bestioles mais sur l'humain et ses tares, ça va aller beaucoup mieux !